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BMW Série 4 : haricots magiques !

Les plus anciens en connaissent dans le conte de Jospeh Jacobs, les plus jeunes dans le mythique Manga Dragon Ball Z. Mais les pour aller chercher les plus magiques des haricots, c'est vers la Bavière qu'il faudra se tourner.

La calandre de la discorde

Nous nous rappelons tous du Concept Série 4 présenté l’année dernière et qui initiait le grand public à la calandre hypertrophiée qu’on retrouve sur le modèle définitif. Comment ne pas s’en rappeler au regard des réactions qu’elle a suscitées au sein de la communauté automobile globalement et auprès des fans de la marque plus particulièrement ?

Du temps de l’ère Flame design initié par la non moins conventionnelle série 7 (e65), aucun modèle n’a été aussi controversé au sein d’une communauté de fans pourtant très attachée à la marque et pas toujours des plus critiques. Et pour cause, les haricots surdimensionnés avaient surpris, surtout dans une phase durant laquelle la marque faisait preuve d’un certain conservatisme stylistique. Voyons ce qu’il en est avec le modèle définitif.

Pour entrer dans le vif du sujet, la série 4 n’est pas nous décevoir visuellement parlant, loin de là. En effet, il est question de saluer le talent des designers qui se sont aventurés à un exercice des plus périlleux sans pour autant se casser la gueule. Avant de déverser notre bile sur cette calandre à l’image de certains sites confrères, arrêtons-nous un moment et posons-nous une question : qu’en serait-il advenu avec une calandre plus classique ?

À quoi ressemblerait la BMW Série 4 sans sa grosse calandre
À quoi ressemblerait la BMW Série 4 sans sa grosse calandre

Le compte Instagram J.B Cars a répondu à la question en effectuant un render avec une calandre plus conventionnelle. Il en résulte face avant certes plus consensuelle, pas foncièrement désagréable à regarder, mais ce n’est rien de plus qu’une Série 8 en réduction. Un coupé de plus dérivé d’une berline compacte, là où BMW a souhaité un modèle à forte personnalité, réellement différencié par rapport au reste de la gamme. Et rien que pour ce refus du syndrome de la photocopieuse qui atteint de plus en plus les marques premium, BMW a toute notre reconnaissance.

La plaque de salut

Certes la calandre est massive, c’est ce qu’on remarque en premier, mais son aspect mastoc est contrebalancé par les phares effilés, conférant à l’avant le dynamisme attendu d’un modèle qui se revendique ouvertement sportif. En gros, malgré leur taille, ces haricots seront nettement plus digestes que celles que vous pouvez manger chez votre tante (Qui n’a pas de tante passionnée de Loubia ?), la variante en moins.

Par un subtil jeu de contrastes, les designers sont arrivés à faire cohabiter ensemble des éléments a priori hétérogènes pour aboutir au final à une face avant agressive mais particulièrement équilibrée. Pour contraster avec une calandre massive et tout en verticalité, il fallait amener de l’horizontalité et de la finesse à l’ensemble. Ceci a été fait grâce aux phares déjà évoqué, mais aussi et surtout à la plaque d’immatriculation.

Ça pourrait sembler insignifiant pour certains, mais la plaque d’immatriculation est un élément aussi central que décisif dans le design de l’avant de cette série 4. Non seulement la plaque d’immatriculation vient tempérer le coté vertical de la calandre, mais en plus elle l’a divise en deux parties, ce qui la annule le coté bouche béante qu’on aurait pu craindre en découvrant le concept. D’ailleurs, Touring Club en a déjà parlé en soulignant que le concept aurait rendu beaucoup mieux avec une plaque d’immatriculation de couleur au lieu de la transparente dont elle s’était parée.

Par ailleurs, aussi futé soit-il, ce recours à la plaque d’immatriculation pour alléger une calandre proéminente n’est pas une première puisque bien que le rendu soit différent, Audi a déjà recours à la même technique avec sa calandre Single Frame depuis une bonne quinzaine d’année.

Profil de Diva

Assez parlé de la calandre, attardons-nous sur le reste de la voiture qui n’aura aucun mal à emporter l’adhésion du plus grand nombre tant les designers bavarois ont sorti de grand jeu.

Depuis la toute première génération, la e21, la série 3 coupé a toujours été une réussite visuelle (ce qui n’a pas toujours été le cas de la berline). Cependant, ce glorieux pédigrée ne sera pas très lourd à assumer pour cette toute nouvelle G22. Mention spéciale pour le profil qui à notre avis, restera dans les annales, tant ses lignes sont réussies, un savant mélange entre dynamisme et élégance.

À ce propos, il convient de souligner que par rapport à la génération sortante, le coupé s’est allongé de près de 13 cm, ce qui est vraiment significatif et qui permet aux designers de proposer un profil plus élancé. À noter également la vitre de custode qui conserve le pli Hoffmeister, avec une basse extrémité qui remonte en évoluant vers l’arrière de la carrosserie, ce qui lui confère un coté dynamique qui vient rehausser le profil, l’éloignant encore plus d’une Série 8 format de poche. Tout comme la plaque d’immatriculation qui prend place entre les feux arrière, contrairement à sa grande sœur.

Mécaniques connues.

Si l’extérieur aguicheur cultive sa différence à souhait, il en est autrement pour les dessous, autant l’intérieur que la mécanique. Dans les deux cas, pas de quoi être dépaysé si on connaît bien la Série 3. L’intérieur qu’on a largement couvert d’éloges dans l’article consacré à la Série 3 est toujours d’actualité. Il s’agit pour nous de la référence de la catégorie en attendant le renouvellement de la Classe C et autre A4.

Côté mécanique, on prend les mêmes et on recommence. On trouve le 20i de 184 chevaux en entrée de gamme, épaulé du même 2.0 poussé à 258 ch dans sa version 30i et le 40i, seul 6 cylindres de l’offre avec 374 ch pour chapeauter la gamme. Toutes les motorisations sont exclusivement couplées à la désormais incontournable boite automatique ZF à huit rapports.

Il est encore tôt pour que les infos sur la commercialisation en Tunisie ne filtrent. Il serait difficile d’envisager quelque chose avant la mi-2021 au mieux, surtout au vu de la conjoncture actuelle. Mais dans l’attente du lancement, on ne peut que prier pour une inflation maîtrisée par rapport à la série 4 actuelle qui, le cas échéant, en ferait incontestablement le meilleur achat pour à un budget aux alentours de 200 000 TND.

 

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