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BMW Concept 4 : Le regard qui tue !

À une époque ou les coupés se font aussi rares qu’un homme politique intègre sous nos cieux, la présentation d’un nouveau modèle, BMW qui plus est, est un évènement en soi. Retour sur la première du Concept 4.

Prémices d’un virage stylistique

Si l’on croit BMW, ce concept préfigure à 75 % la version de série de la prochaine Série 4, version coupé de l’actuelle Série 3 (G20) que nous attendions impatiemment par ailleurs. De prime abord, on ne peut pas éviter de penser au concept annonçant sa grande sœur, la Série 8, dont il reprend un certain nombre des codes stylistiques, notamment les feux arrières allongés ou les phares épurés et agressifs. Une véritable pièce d’orfèvre qu’il nous semble difficile de retrouver sur la version de série. Pour autant, ce concept est annonciateur d’un véritable virage stylistique, là où ses prédécesseurs se contentaient d’un profil plus élancé que la berline, tout en passant à la trappe les deux portes arrières.

BMW Concept 8 Series
BMW Concept 8 Series

Réelle Volonté de différenciation

Tout comme le célèbre smartphone flanqué d’une pomme, le dessin de ce 4 est une révolution. Une vraie cette fois, qui n’a pas manqué de faire réagir la toile et hérisser les poils des plus conservateurs.

Tout d’abord, notons la disparition (ou la profonde modification, à tout le moins) de l’incontournable Pli Hoffmeister, ce pli dans le dessin qui marque une rupture de la ligne de la custode pour de rejoindre la ceinture de caisse. Ce signe distinctif de la marque a accompagné tous les modèles BMW sans exception (hors cabriolets, roadsters et ̶é̶l̶e̶c̶t̶r̶i̶q̶u̶e̶s̶) depuis la 1500 lancée en 1961. C’est dire la révolution de palais qu’introduit ce concept. Si le résultat surprend au début, tant on s’est habitué à ce pli, force est d’avouer que le rendu final n’est pas désagréable à l’œil, loin de là.

pli hofmeister
Le pli Hofmeister influence profondément l’allure d’une BMW. En élargissant le montant à sa base, il dynamise la silhouette de la voiture et porte le regard sur l’arrière. Sur le plan technique, il rappelle ainsi le fait que les BMW sont historiquement des propulsions, gage implicite du plaisir de conduire

Autre nouveauté stylistique de taille (aussi bien au propre qu’au figuré), encore plus visible et créatrice de polémiques : la calandre. Alors que les indiscrétions faisaient état d’un double haricot hypertrophié sur les futures M3 et M4, il semblerait la Série 4 soit destinée à en hériter également. Si les craintes étaient de mise en attendant la présentation du concept, redoutant une calandre dans la lignée de celle de la Série 7, on est soulagé de voir que le résultat en est bien loin. On a ainsi affaire à une calandre certes imposante, mais dessinée de sorte à s’intégrer à l’avant sans en altérer l’équilibre. D’ailleurs, cette calandre n’est pas sans adresser certains clins d’œils au passé, notamment aux ancêtres 328 et 3.0, ou à la moins connue BMW Garmisch qui arborait fièrement une calandre aussi proéminente qu’anguleuse. Une fois passé l’effet de surprise, cette calandre nous semble de plus en plus dans son élément, conférant à un dessin élégant cette touche de sportivité qui fait d’une BMW ce qu’elle doit être : un premium sportif par essence.

Par ailleurs, et pour tempérer les ardeurs certains disciples de Cassandre qui pleurent autant leur Tunisie post-élections que le devenir du style BMW, la calandre de la discorde ne sera pas reprise telle quelle sur le modèle de série. Certaines rumeurs parlent d’une calandre à la taille plus modeste. Autre élément à décharge qui pourrait sembler bête mais qui n’en demeure pas moins implacable : la plaque d’immatriculation (transparente sur le concept) devrait venir apporter de la verticalité à l’avant, tout en atténuant l’effet “bouche béante” du concept.

Quid du modèle de série ?

La série 4 de série sera attendue courant 2020 en Europe. Selon toute vraisemblance, elle devrait reprendre la panoplie de motorisations de la série 3 avec les 4 cylindres 2.0 et 6 cylindres 3.0 en plusieurs déclinaisons  (20i, 30i et 40i en essence. 18d, 20d et 30d en diesel). Une hypothétique version 3 cylindres 18i reste à confirmer. Quant à l’intérieur, il devrait reprendre celui de la Série 3, ce qui n’est pas une punition vu la qualité de ce dernier.

De ce que nous voyons, cette série 4 risque d’être l’une des plus belles BMW de ces dernières décennies, rien de moins. Notre excitation est telle que nous en ferons bien notre daily driver. Dommage que le banquier ne l’entende pas de cette oreille.

Date de sortie : commençons par avoir la Série 3…
Estimation de prix : Voudrions-nous vraiment savoir ?

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