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Jaguar F-TYPE Phase II : le survivant

Lancée en 2013, la sportive de Jaguar a droit à un lifting là où d'autres modèles ont droit à un renouvellement complet. Pour une fois, on ne va pas s'en plaindre.

Au bout de six ans d’une honorable carrière, le coupé/roadster de Jaguar profite d’une mise à niveau esthétique et technique pour rester dans l’air du temps. Esthétiquement, l’essentiel des changement se concentre sur la phase avant, largement revue pour coller aux codes stylistiques de la gamme actuelle de la marque. Exit les beaux phares qui remontent sur le capot au profit d’un regard plus conventionnel mais non moins agressif, directement repris à la I-Pace dont s’inspirent également la calandre les boucliers et la sortie d’air. Par ailleurs, très peu de changement à signaler, aussi bien au niveau du profil qu’à celui de la proue, si ce n’est les feux qui évoluent très légèrement, abandonnant leur arrondi pour un dessin un peu plus carré.

 

Intérieur : pas de surprises

Quant à l’intérieur, il parait tout indiqué pour une bonne partie des 7 erreurs avec celui de la phase précédente. Hormis l’inéluctable passage au 100 % digital du tableau de bord, rien de substantiel à signaler, et c’est tant mieux ! En effet, on ne pourrait pour une fois que saluer le conservatisme de Jaguar qui n’a fait évoluer le dessin que par très petites touches, tant le design initial était réussi. Sa capacité à traverser les années avec sérénité a, à juste titre, amené les designers maison à apporter des retouches a minima à ce qui est considéré par toute l’industrie comme l’un des chefs d’œuvres des dix dernières années.

Une gamme de motorisations revue.

Si le dessin n’a que doucement évolué, il est en autrement coté mécanique. Outre un châssis retravaillé, une direction recalibrée et une mise à jour de l’excellente boite automatique à 8 rapports, c’est le compartiment moteur qui a fait l’objet du plus gros des changements. Les extrémités de la gamme ont été reconduites, à savoir le 4 cylindres de 300 chevaux constituant l’entrée de gamme et le V8 de la SVR poussé à 575 ch et prenant l’appellation R. Contrairement à l’excellent V6 de milieu de gamme qui est passé à la trappe au profit d’une version V8 5 litres de 450 chevaux. Si sur le papier l’affaire parait bonne, avec le gain de deux cylindres. Espérons que le nouveau venu soit aussi élastique et agréable que le V6 qui le remplace et moins radical que le V8 équipant la R.

Le dernier des survivants ?

Certains pourraient faire la fine bouche à l’occasion d’un restylage qui intervient au bout de six ans de carrière, soit vers la fin du cycle de vie moyen d’un modèle automobile. Pourtant, le fait que cet F-Type soit maintenu est une bonne nouvelle en soi, vu l’hécatombe qui sévit au rang des coupés sportifs, fortement chahutés par la déférante SUV qui emporte tout sur son passage. C’est dans cette mesure que nous ne pouvons qu’être reconnaissants envers Jaguar d’avoir eu le mérite de ne pas céder à la tentation de le supprimer du catalogue, et surtout aux futurs acheteurs que nous espérons nombreux (faute de pouvoir en faire partie), afin que ce genre de modèles continue à mettre une larme à nos yeux ébahis et donner des fourmis à nos pieds frustrés d’avoir affaire à des embrayages de Fiat Sienna et autres Toyota Avanza.

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